L'haschich


3. Conditionnement

Aujourd'hui, le haschisch se conditionne surtout en plaquettes ou en blocs semblables à des savonettes. Le produit se compacte assez facilement ce qui permet aux trafiquants d'en cacher des quantités importantes dans des volumes restreints.

Les plaquettes sont entourées de cellophane en essayant de rendre l'emballage hermétique à l'eau et à l'air. Ensuite, les plaquettes sont cachées dans des paquets eux-mêmes dissimulés par les trafiquants.

Dans les pays où la consommation de cannabis est réglementée mais tolérée comme les Pays-Bas, des commerces se sont spécialisés dans la vente de conditionnements discrets et secrets spécialement pour le haschisch. Il existe ainsi des bombes aérosol de réparation de chambre à air dont le socle se dévisse pour laisser apparaître un double fond, des fausses canettes de soda sont également réalisées sur le même principe ainsi qu'une quantité d'autres objets hétéroclites.

Petit morceau de résine de cannabis.

Petit morceau de résine de cannabis.

4. Legislation

Le haschisch étant un dérivé du cannabis, la législation est identique à ce dernier. Voir l'article sur le cannabis.

5. Variétés

Le haschisch se range dans trois catégories principales : Le « marocain » : produit au Maroc dans la région du Rif, il est de couleur sable ou brun clair assez compact et poudreux. C'est un haschisch fort et qui pique légèrement la gorge. Des sous-variétés se déclinent du « katama », très sec et poudreux, à l'« ia », très gras et mou. Les variétés dites d'« ia » (prononcez [aïa] ou [ayya]) sont les plus « haut de gamme » (très peu d'excipients et tous naturels) et sont celles qui contiennet le plus de THC. L'« afghan » : produit au Moyen-Orient sur les contreforts de l'Himalaya, il est de couleur noire ou réglisse. C'est un haschisch envoûtant et doux. Des sous-variétés se déclinent de l'« afghan » au « népalais » en passant par le « pakistanais ». Tous sont très mous et ne s'effritent pas mais se roulent en fin filament, ce dernier étant inséré au milieu du joint sur toute sa longueur. Le « libanais » : produit au Proche-Orient, il est de couleur sable-rouge assez proche de l'« ia » en consistance. En Europe, il est rare en raison des troubles qui règnent dans la région de production. Les producteurs attendent que les plantes soient presque desséchées sur pied pour récolter les fleurs ; c'est de là que provient la couleur rouge typique. Depuis 2003, la Suisse commence à produire du haschisch et à tester différentes recettes. La production correspond environ à 5 % de la demande locale. Trois variétés endémiques sont nommées selon le nom de la montagne où poussent les plants, à savoir : Säntis, le Pollux et Palü.

6. Consommation

Contrairement à l'herbe naturelle, le haschisch est un produit manufacturé artificiel. Les effets sont plus assomants en général et en raison de la nature de certains des excipients utilisés, la prise de haschisch peut provoquer des maux de tête lancinants ainsi qu'une fatigue accablante.

En France, peu de haschischs sont de bonne qualité. D'après une étude indépendante menée par Le Nouvel Observateur, plus de 70 % des haschischs testés contiennent des substances toxiques pour l'humain à faible dose.

Les haschischs à base d'excipients naturels tels que l'« ia », l'« afghan », le « libanais » ou encore le « pakistanais » sont les seuls de « bonne qualité », notamment en raison de leur faible teneur en goudrons.

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